5 conseils pour mieux gérer l’apprentissage pendant le confinement – et briser l’isolement face aux difficultés qui surviennent

La Journée Internationale de l’Alphabétisation, célébrée mondialement le 8 septembre depuis 1967, fut une bonne occasion de nous rappeler que l’apprentissage de la lecture et et de l’écriture constitue un droit humain fondamental et l’impact que la pandémie a eu, et continue d’avoir, sur cet apprentissage pour nos enfants.

La réalité est que tous n’y ont pas accès de la même façon en contexte de pandémie.  Et quoique la plupart des familles soient maintenant familières avec l’organisation requise pour faire l’école à distance, il n’en demeure pas moins que cette organisation pose un sérieux défi pour plusieurs: un défi inversement proportionnel à l’âge de l’enfant, mais qui semble corréler positivement à la présence de difficultés d’apprentissage.

Malgré les efforts déployés par les institutions éducationnelles pour tenter d’assurer une continuité pédagogique, la détection des difficultés de l’élève par l’enseignant peut être compromise dans un contexte d’apprentissage à distance. La capacité qu’auront les parents de supporter leur enfant et les aider à naviguer cette nouvelle réalité, quoique temporaire, sera donc déterminante.

Quelques mesures simples de soutien et d’encouragement peuvent avoir un grand impact sur l’expérience qu’aura votre enfant de l’école à la maison:

  1. Portez un intérêt envers ce que votre enfant apprend spécifiquement:  cela aura pour effet d’augmenter la motivation de l’enfant à apprendre. Certains enfants nécessiteront une présence parentale plus ou moins constante, d’autres pourront fonctionner avec des interventions ponctuelles. Pour les plus vieux qui s’en sortent de façon plutôt autonome, les conversations liées à leurs apprentissages peuvent également être motivantes.
  2. Aider votre enfant à organiser son horaire et son environnement d’apprentissage:  établir une routine familiale, réfléchir sur ce qui a fonctionné (ou non) lors du confinement précédent; incorporer les besoins complémentaires dans la routine (besoins récréatifs, besoins de temps hors de l’écran, besoins d’activité physique, etc.)
  3. Encourager l’autonomie et l’auto-régulation dans l’apprentissage: aider à formuler des objectifs (certains enfants sont motivés d’apprendre pour connaître, d’autres sont davantage orientés vers la performance;  formuler des mini défis, par exemple, ‘Essaie de retenir 7 mots sur 10 cette fois-ci; Essaie de construire un pont de 15 cm avec les Legos’);
  4. Maintenir une communication régulière avec l’école; lire les communications envoyées, elles contiennent souvent de bons conseils; consulter leur page sur les réseaux sociaux, se tenir informé des développements; ne pas communiquer uniquement en présence de difficultés. Plus que jamais, l’école a besoin des parents pour mieux comprendre comment l’élève apprend.
  5. Ne tentez pas de tout faire vous-même. Collaborez avec d’autres parents de la même classe; devenez hôte d’une rencontre virtuelle pour une lecture partagée, une résolution de problème mathématique, une activité artistique, etc. Cela pourrait donner un moment de répit à d’autres parents l’espace d’un moment.

Pour certains, malgré tous les efforts mis en oeuvre, la situation sera alarmante. Soudainement, les difficultés deviennent réelles, observables et tangibles. Il n’est plus nécessaire d’attendre le prochain bulletin ou une communication de l’enseignant pour se questionner sur comment se débrouille son enfant par rapport au groupe-classe, selon ce nouveau mode d’apprentissage. Ces parents se sentent souvent démunis ou ont le sentiment d’être incapable d’aider leur enfant à mieux apprendre. Ils doivent non seulement gérer l’isolement social généré par le confinement, mais également leur propre sentiment, ou celui de leur enfant, de devoir affronter seul les difficultés qui se manifestent.

C’est dans ce contexte que nombre de familles nous contactent à l’heure actuelle.  Elles vivent au quotidien les difficultés de leur enfant et veulent mettre en pace un soutien rapidement. Comme pour les institutions pédagogiques, les soins orthophoniques ont dû rapidement s’adapter afin d’assurer la continuité des soutiens aux élèves ayant des besoins particuliers. Le contexte actuel a aussi permis à certaines familles d’accéder à des soins, alors que cela était considéré impossible auparavant.

En présence de craintes, ne souffrez pas en silence. Il n’a jamais été aussi facile d’obtenir de l’aide. Faites appel à un professionnel qui saura vous guider et vous conseiller. Un soutien mis en place tôt peut prévenir une situation d’échec scolaire plus tard.

Orthophonie Sydney, un cabinet établi à Sydney depuis plus de 20 ans, se spécialise dans le développement du langage oral / langage écrit / difficultés d’apprentissage en contexte de bilinguisme français-anglais. N’hésitez pas à nous contacter!